• Le SNUipp 89 à l’Université d’automne 2015

    Le SNUipp 89 à l’Université d’automne 2015

     

    Leucate juste avant la mer, sur l’étang, il y a les kitesurfs, une aile, soulevée par le vent. 

    Les flamands roses, deux ailes, ébouriffées. 

    Et les éoliennes, trois ailes que le vent fait tourner. 

     À l’Université d’Automne, il y a, dans les salles de conférences, au restaurant , à la librairie, des enseignants, des chercheurs, des militants. Ils n’ont pas d’ailes, mais le vent de l’intelligence fait tourner leurs cerveaux. 

    Ils ne s’envolent pas, restent bien coiffés mais produisent de la pensée, qu’ils se prêtent, se donnent, se partagent. Ils la rangent dans des carnets, des cahiers, des tablettes pour cet hiver quand ils seront seuls  dans leurs écoles, sans ces chercheurs qui éclairent la compréhension de leur métier. Et ça les rend heureux.  Alors ils sourient, reprennent un verre de vin ou vont se baigner. Puis ils reviennent, s’installent dans une salle et en ressortent éblouis, scotchés, perplexes, hésitants, épatés, ça dépend... 

    Le SNUipp 89 à l’Université d’automne 2015

    Cette année, l’Université d’automne du SNUipp fut plus que jamais en adéquation avec les questionnements de la profession. 

    Placée au cœur de la refondation, elle fit converger toutes les recherches dans une cohérence où les différents colloques se croisaient, se répondaient, apportant chacun des points de vues brillants qui tous déployaient une approche fine du métier traversée par cette question fondamentale si bien résumée par Philippe Meirieu,  « La démocratisation de l’école ne s’est pas transformée en démocratisation de la réussite dans l’école ». 

    Huit militant(e)s du 89 étaient présents. 

    Ils livrent ici leur ressentis, jugements, impressions.

    Le SNUipp 89 à l’Université d’automne 2015

     

    Trente intervenants  étaient présents sur cette Université. Vous les retrouverez in extenso dans le Fenêtres sur Cours Spécial Leucate. Nous rendons compte ici des conférences de P.Meirieu, J-Y Rochex et D.Bucheton qui analysent le système et le métier dans leur globalité. A l’heure de la refondation, leur point du vue transversal se trouvait à la croisée de toutes les interrogations à la fois professionnelles et syndicales, déployant ainsi la dimension complètement politique du SNUipp quand il s’empare de « pédagogie ». Autrement dit, quand le syndicat cherche à comprendre le métier pour mieux le penser, le défendre, le transformer. Cette dimension politique, tous les chercheurs présents, chacun de son point de vue, l’ont mise en avant, rejoignant ainsi les préoccupations fortes des enseignants présents.

    Des enseignants inquiets quant à l’avenir de l’école qui n’a pas réussi à gommer les inégalités.

    Des enseignants préoccupés par  les discours haineux qui montent et les valeurs démocratiques que l’on sent menacées.

    Des enseignants révoltés par l’absence de formation véritable et la conscience qu’ils ont que c’est aussi dans l’acte pédagogique que se trouve la réponse aux inégalités , que les changements de pratiques ne pourront se faire sans accompagnement des acteurs , sans travail collectif et sans pilotage du système.

     

    Des enseignants engagés, qui croient en leur métier.